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Voici le Bamiléké qui serait derrière la vidéo d’éxécutions attribuées à l’armée

Vous n’avez plus honte ? Une vidéo qui déshonore l’humanité, étrangle la dignité humaine où des ” soldats ” exterminent à bout portant des femmes avec bébés sur le dos, circule et indigne sur la toile. Tout ce que des tribalistes sans talent, des haineux primaires et des propagandistes de service trouvent à faire, dire et trousser, c’est d’attribuer le ” montage ” à Brice Nitcheu, ” le bamiléké qui pratique le culte des crânes “. Cet amateur ” de famla “, tapi donc en Angleterre, génie qui a lui tout seul aurait réussi, en Martin Scorsese du fake news à monter ces scènes macabres. De l’horreur qu’envieraient les plus sordides théoriciens du nazisme. De la barbarie que même Hitler ajouterait en annexe de Mein Kampf.

Comme si ces gens ne retenaient aucune leçon, sans attendre le moindre avis, la plus sage des expertises et la plus méthodique des enquêtes, ils concluent déjà au coupable bien désigné : un anti-Biya, de la diaspora de surcroit, bamiléké en bonus. Le profil du coupable idéal ! A son cv, l’on peut ajouter pour epaissir le dossier des procureurs de la chasse aux sorcières, l’organisation de manifs du Code en Angleterre sur le cortège du président et devant son hotel à Genève, sur les bords du lac Léman en Suisse.

C’est cet art du grand écart qui a causé la banalisation à outrance, l’indifférence généralisée et le cynisme quasi religieux qui est désormais la règle chez nous face à tous les drames, tragédies et scandales. ” Et ça fait quoi ? Et si c’était même vrai, est-ce que c’est la première fois ? Vous êtes incapables de battre Biya dans les urnes, sans programmes et maintenez vous voulez la Cpi et la communauté internationale…”, peut-on entendre dans un bruit aussi assourdissant que celui de ces balles qui crépitent dans la vidéo sur ces pauvres femmes et enfants.

En attendant, parce que les précédents nous parlent, prudence est mère de raison. Surtout, justice est source de sagesse. Autrement dit, rien ne justifierait que ce dossier soit mis sous l’éteignoir, même pas ces tentatives de trouver des boucs émissaires comme c’était le cas avec le photomontage sur le site de la présidence ou des vidéos de dérives avérées.

Seule la vérité sur cette affaire sera le juge de paix. Humainement !

Columnist: Abdelaziz Moundé Njimbam

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