Stanley ENOW : « J’ai une marque de boisson énergisante, Motherland Drinks, qui est en cours de production »

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Stanley Enow l’un des Rappeurs les plus en vue du Cameroun, qui porte à la fois la casquette d’animateur radio et TV, acteur vocale et co-propriétaire du label Motherland Empire nous annonce qu’il va mettre très bientôt sur le marché sa marque de boisson.

Dans une interview accordée à Cotonoboy.com le bayangui boy revient sur ses derniers projets, sa tournée actuelle et sa vision pour le développement du continent africain en tant qu’entrepreneur. La rédaction de Lebledparle.com vous propose quelques extraits.

Tu es à New York actuellement. Tu nous en dis plus ?

Cette année j’ai été invité aux Grammy Awards à Los-Angeles. C’était ma toute première fois d’assister à une telle cérémonie très prestigieuse de la musique. J’ai un emploi de temps hyper chargé entre Dallas, New York et Washington DC. Je finalise en ce moment même plusieurs projets qui incluent la préparation de ma mixtape, mon deuxième album qui verra la collaboration de plusieurs artistes, tournages vidéo entre autres. J’ai hâte de présenter le résultat à mon public.

Avec la coopération des partenaires et promoteurs culturels j’ai aussi fait une tournée aux USA. J’ai eu une prestation au South by SouthWest (SXSW) à Dallas qui à vu les prestations des rappeurs Lil Wayne, Ace Hood, l’artiste Africain Mr. Eazi avec qui j’ai collaboré pendant sa tournée Deity World Tour. Nous avons d’ailleurs une belle chanson ensemble à venir.

Malgré que tu sois en tournée, tu viens de nous balancer LE Clip “Love song” en featuring avec la légende Claude Ndam.  Qu’est-ce qui t’a inspiré à faire ce morceau? Comment la rencontre s’est-elle fait?

Actuellement l’Afrique et le monde entier connaissent plusieurs formes de difficultés allant du racisme, la xénophobie, la pauvreté, le tribalisme, et leur lot de conséquences. Ces fléaux me touchent énormément. « Love Song » est une chanson d’amour donc d’unité et paix que j’ai faite pour le monde entier. Y’avait pas mieux que de s’inspirer de la chanson « Arc En Ciel » du chanteur légendaire camerounais, Claude Ndam. Cette chanson est un sample de cette chanson fait par le producteur Camerounais Seoud Drums, basé au Canada. J’ai fait la chanson puis je l’ai presenté à Claude Ndam qui l’a aimée puis aussitôt validée. La vidéo a logiquement suivi.

Parmi tes meilleurs morceaux d’actualité on peut citer “Pray for me”, “Follow Me”, ou “Work Hard” sur lesquels tu surfes sur des univers musicaux très différents. Quelle est le processus de création artistique de tes différents morceaux?

Je suis un artiste qui ne se limite pas qu’au hip-hop. De temps à autre je varie pour m’amuser dans d’autres genres. Trap, Afro etc…En fait il y’a des beats qui m’entraînent ! En plus, J’ai une grande équipe composée de plusieurs professionnels du domaine musical: ingénieurs de son, beatmakers, artistes et le répertoire etc. Je reçois des propositions et quelques orientations de leur part, puis au final, je laisse parler mon cœur. Nous écoutons tous, le produit final. S’il est validé, alors on prépare sa sortie avec la plus grande rigueur et perfection.

S’il y a une récompense à retenir pour ta carrière, c’est ton prix reçu  au MTV Africa Music Awards 2014. Tu réalises quelque chose de sensationnel puisque tu étais le premier Rappeur Camerounais à l’avoir reçu. Comment as-tu vécu l’expérience?

Le premier et le seul à ce jour à l’avoir remporté. C’était un tournant pour l’histoire de la musique Camerounaise. Vous connaissez bien l’importance de cette cérémonie de récompense musicale. C’était vraiment incroyable. Cette fameuse nuit face à deux redoutables artistes Nigérians, Burna Boy et Phyno, et face à deux poids lourds Sud-Africains: Uhuru et Heavy K avec toutes les spéculations en faveur des Nigérians et des Sud-Africains, Dieu a décidé d’élever le Cameroun une fois de plus à travers moi pour toujours, soutenu par mon public.

Le showbiz Africain bouge bien aujourd’hui avec des collaborations comme Blaaz & Shadocris, Vano Baby & NG Bling, Willy Baby & Mahlox Le Vibeur. S’il faut accepter un artiste en featuring, quels sont tes critères ?

Pour moi il faut être un bon artiste pour bénéficier d’un feat avec moi. Je ne suis surtout pas le buzz car le buzz ne garantit pas une carrière.

Tu as monté ta propre entreprise Motherland Empire, tu as ta marque de vêtement et ta marque d’eau. En 2015 tu as été présenté comme l’un des rappeurs Africains les plus riches. Que fais-tu de cet argent ?

J’ai plutôt une marque de boisson énergisante, Motherland Drinks, qui est actuellement en cours de production. J’essaye de faire œuvre utile à mon modeste niveau, tout en réinvestissant dans ma carrière.

Surnommé le « Jay-z Rapgame Camerounais », tu es un redoutable homme d’affaire. Comment penses-tu mettre cette vision entrepreneuriale au service de l’Afrique ?

Mon équipe, Motherland Empire, et moi comptons créer de l’emploi davantage pour l’Afrique. Nous comptons bientôt mettre sur pied plusieurs boutiques de luxe et exploiter notre boisson énergisante, Motherland Drinks. Nous allons donc offrir de l’emploi à plusieurs professionnels dans divers domaines.

Comment vois-tu le continent Africain dans 10 ans ? Est-ce que le secteur culturel pourra vraiment participer à son développement ? Si oui quelle serait ton implication ?

La culture est une grande vitrine pour le développement Africain. Nous comptons davantage sur le soutien des autorités compétentes, les fans et sur le Dieu tout-puissant. Je continuerai davantage à hisser haut la jeunesse Africaine à travers ma musique et je l’encouragerai à se perfectionner dans le métier de l’art afin de tirer au maximum profit de leur art.

Pour revenir sur ton entreprise Motherland Empire, tu nous en parles de ses activités ? As-tu signé des artistes dessus ?

Stanley Enow: A Motherland nous avons plusieurs départements:

Motherland Music qui fait dans la production musicale. Nous encourageons les jeunes artistes de manière directe et indirecte. Nous envisageons signer plusieurs jeunes artistes sous peu.

Motherland Clothing & Accessories qui fait dans la streetwear et autres accessoires de musique.

Motherland Pictures qui gère l’image.

Stanley Enow Foundation à travers laquelle Motherland fait du social.

Pour terminer notre entrevue dis-nous pourquoi tu portes aussi le surnom de « Bayangui Boy », Quel est son sens ?

Bayangui Boy c’est mon pseudonyme. Je suis du groupe éthnique Bayangi, originaire de la région du Sud-Ouest du Cameroun. Je suis fier de mes origines. Je n’hésite pas à rappeler au monde entier d’où je viens. Tout Africain devrait être fier de ses origines et de sa culture.

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