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Sous menaces et intiminations: Jean Tsomelou répond à Pierre Ngayap

Le président du groupe Sdf reproche à son collègue Sénateur de la « Majorité Présidentielle » ses menaces de sanctions et d’intimidations.

Jean Tsomelou, le président du groupe Sdf n’est pas content des menaces voilées à lui adressées par son collègue sénateur Pierre Flambeau Ngayap, député de l’Undp et par ailleurs secrétaire au bureau du Sénat dans sa correspondance en date du 28 novembre 2017. A son collègue « Sénateur nommé de l’Undp apparenté au Rdpc », Jean Tsomelou trouve que sa venimeuse et sournoise courtoisie masque ses réelles intentions trahies par de propos subséquents qui frisent l’outrecuidance et la condescendance voire du chantage.

« Dois-je vous rappeler que le minimum de respect en matière déontologique voudrait que les Sénateurs que nous sommes n’aient aucune vocation à faire la leçon aux Députés quant aux contenus ou aux formes qu’ils adoptent dans le cadre de leurs stratégies et prestations parlementaires ? », lit-on dans sa correspondance du 20 novembre 2017. S’indignant de la migration de l’opposition dite radicale des années 1990 à la « Majorité Présidentielle », Jean Tsomelou rappelle au sénateur de l’Undp que « les révolutions se font en chantant ».

Opiniâtre, le secrétaire général du Sdf ajoute que le SDF, fidèle à son engagement constant dans sa lutte permanente pour sortir le peuple camerounais de l’obscurantisme et de la misère, ne manquera pas à un seul rendez-vous avec l’Histoire. D’après lui, Pierre Flambeau Ngayap se transforme carrément en « porte-parole officieux » du président du Sénat. « Cher collègue Sénateur de la « Majorité Présidentielle », pour des raisons évidentes, vous confondez allègrement le bavardage quotidien ainsi que les soliloques et autres balivernes de certains membres du Gouvernement à un débat institutionnel digne de ce nom autour d’une crise profonde qui met en péril la vie, la paix, l’unité nationale », martèle-t-il.

A ses yeux, la démocratie ne saurait se résumer à « causes toujours ! ». S’agissant du fond, Jean Tsomelou se dit frappé par l’exposé ultra-expert de son collègue sénateur sur la sinueuse et sordide procédure pour la constitution d’une « commission spéciale » devant se prononcer sur une question « d’intérêt national majeur » mais lui rappelle que c’est le Sdf qui a fait accoucher « à la césarienne » la démocratie dont il bénéficiaire aujourd’hui. Il demande à son collègue « légaliste » de se situer relativement à cette étrange « séance de travail » du 27 septembre 2017 personnellement présidée par le président du Sénat au nom de tous (absents compris).

Sur la procédure qui devra être menée par la Conférence des Présidents, Jean Tsomelou dit n’être pas naïf parce que l’issue est déjà parfaitement connue à l’avance. Sur les sanctions encourues, « Y a-t-il pire chantage ou intimidation ? Pour agrémenter, vous vous plaisez à rappeler tout au long de votre exposé des sanctions encourues, un terme : la censure. (…)Tenez-vous tranquille, depuis son entrée au Parlement, le Sdf vit de manière constante la Censure. Donc, inutile de brandir en des termes à peine voilés la menace d’une éventuelle exclusion des parlementaires Sdf des différentes chambres du Parlement », s’est-il demandé.

A ses yeux, près de trente ans plus tard, le Cameroun ne peut plus se payer le luxe d’un parlement monocolore. En rappel, Pierre Flambeau Ngayap s’est dit opposé à la méthode que les députés du Groupe Sdf à l’Assemblée nationale ont expérimentée à la Chambre basse. Pour lui, « le Parlement n’est ni un cabaret ni une boîte de nuit ». « Provoquer au Sénat une scène comme celle à laquelle nous avons assisté à l’Assemblée nationale, serait une violation flagrante du Règlement intérieur du Sénat.

En effet : est rappelé à l’ordre tout sénateur qui cause un trouble quelconque au Sénat par ses interruptions (…) ou de toute autre manière (art. 113-2 RIS) ; encourt la censure simple (c’est-à-dire avec inscription au procès-verbal) le sénateur qui a provoqué une scène tumultueuse en séance publique (art. 114-2 RIS) ; encourt la censure avec exclusion temporaire du Sénat le sénateur ayant résisté à la censure simple ou qui a subi deux fois cette sanction (art. 114-4 RIS) ; l’exclusion temporaire entraîne l’interdiction « de prendre part aux travaux du Sénat et de reparaître dans le Palais du Sénat jusqu’à expiration de la septième séance qui suit celle où la mesure a été prononcée » (art. 114-5 RIS) », a affirmé Pierre Flambeau Ngayap.

Pour lui, le Président du Sénat saura saisir cette opportunité pour permettre que le Sénat organise une discussion sereine.

Source: Camer.be

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