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Qui tue les prêtres de ce pays, enquête et résultats!

Maintenant ô maître souverain,
Tu peux laisser ton serviteur s’en aller
En paix selon ta parole.
Car mes yeux ont vu le salut que tu prépares à la face des peuples;
Lumière pour éclairer les nations et gloire d’Israël ton peuple.
Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit,
Pour les siècles des siècles Amen

Depuis leur fondation le 2 février 1939 par Mgr Mathurin le Mailloux, les sœurs servantes de Marie, chantent le cantique du vieux Siméon à genoux, les yeux braqués non pas vers le tabernacle comme elles le font pour les autres prières mais vers le portrait de leur fondateur. Je me suis mis à l’étude de l’histoire religieuse camerounaise à la suite de la découverte de l’abondant travail de l’historien allemand Herbert Grundmann.

Dans son ouvrage Religiose Bewegungen im Mittelalter. Un mouvement religieux est apparu au Cameroun dès la naissance des premières congrégations religieuses locales avec un essor remarquable qui englobe dans sa dynamique les associations de laïcs. La ferveur qui monte de cette chapelle attenante à l’évêché saint Sébastien du même nom que la cathédrale de Bafia, est un mélange d’encens, de tamtam et de deuil. Les religieuses sont tenues de lire leur bréviaire au moins 4 fois par jour. Jean-Marie Benoît Bala qui a été élevé par les religieuses du Saint Cœur de Marie de Mbalmayo, congrégation fondée par le spiritain François-Jean-Baptiste Deplace et Jeanne-Marie Moisan est bien ancrée dans l’école de la spiritualité française inspirée par saint Jean-Eudes, mais ici avec une saveur bien locale, a choisi de faire appel à ces religieuses pour vivre auprès de lui juste après sa nomination à la tête du diocèse en 2003.

A la fin des complies, les prêtres, religieux et religieuses sont astreintes au silence jusqu’aux laudes chantées ici à 6h30 du matin. 8H de silence qui me laisse le temps de m’entretenir avec la sœur et de visiter la chambre et le bureau de Mgr Jean-Marie Benoît Bala.

Source: Vincent Sosthène Fouda

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