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Paul Biya a-t-il supprimé sa femme? Révélations d’une journaliste française

En 2011, la journaliste française Fanny Pigeaud a publié “Au Cameroun de Paul Biya” (éd. Karthala), un livre à charge contre le régime de Paul Biya. Le livre de l’ancienne correspondante de l’AFP et du quotidien Libération avait suscité un vif débat dans les colonnes de la presse locale et étrangère.

Qu’en est-il vraiment? Quelles sont les révélations et les informations de première main révélées par cette journaliste? CameroonWeb vous propose un extrait sur la personnalité de Paul Biya et les mystères qui entourent son règne de 35 ans.

Morceau choisi: 

Jamais très loin du président se trouve son épouse, Chantal Biya. Née en 1971 d’un père français et d’une mère camerounaise, elle est devenue Première dame du Cameroun en 1994. Elle ne passe pas inaperçue depuis qu’elle a adopté une imposante chevelure rousse et des tenues vestimentaires très voyantes.

En 1999, elle a créé la Fondation Chantal Biya qui lutte contre le Sida, puis en 2002 l’ONG Synergies africaines qui travaille dans le même domaine. Chantal Biya semble jouer un rôle plus ou moins important dans les coulisses du pouvoir, où elle a ses propres réseaux. Elle intervient notamment dans les affaires du football, important pour le régime : il semble qu’elle ait participé en 2010 au choix de l’entraîneur de l’équipe nationale.

“Mon job au Cameroun est malheureusement perdu parce que la femme du Président (camerounais), qui voulait absolument m’avoir, a appris mon histoire”, a ainsi déclaré en août 2010 Lothar Matthäus : Chantal Biya n’aurait pas apprécié de voir dans la presse des photos de l’épouse de l’Allemand, jusque-là en bonne position pour devenir le nouvel entraîneur des “Lions indomptables”, en compagnie d’un autre homme que son mari.

Les Camerounais n’en savent cependant pas plus : comme son époux, Chantal Biya est la plupart du temps invisible, passant beaucoup de temps en Suisse, où sont scolarisés les deux enfants du couple. Un halo de mystère, voire d’obscurité, a entouré aussi Jeanne-Irène, la première épouse du président, en particulier au moment de sa mort, le 28 juillet 1992. Les circonstances troubles de son décès ont laissé beaucoup de Camerounais perplexes :

Jeanne Irène a officiellement succombé à une leucémie, dont on la disait souffrante depuis plusieurs mois. Mais le comportement de son mari a paru suspect aux yeux de beaucoup : alors qu’il ne participe jamais à des réunions avec ses homologues, Biya est brusquement parti, quelques heures seulement avant la mort de sa femme, vers Dakar pour assister à un sommet des chefs d’État de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cédéao), dont le Cameroun ne fait pourtant pas partie.

“Mais qu’est-ce qui a pu emmener Paul Biya en terre sénégalaise? (…) Aucune indication ne permet de fonder la moindre hypothèse plausible”, s’est même étonné le journal d’État Cameroon Tribune. C’est en tout cas loin de son pays, à Dakar, que Biya a reçu le coup de fil lui annonçant le décès de sa femme. Il s’est alors murmuré au sein de la population qu’il l’avait fait “supprimer?”.

Source: camerounweb.com

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