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Oral au Congrès américain reporté: très ému, Patrice Nganang se confesse

Après des jours d’annonces, l’audition de Patrice Nganang sur la crise angophone au congrès américain ne s’est pas tenu ce 7 juin aux USA.

Elle a été reporté. L’écricain l’a indiqué sur sa page facebook. “Vous m’avez vu travailler ces jours-ci, car je travaille depuis quelques mois dans la rue avec vous. Pour le briefing au Congres des Etats-unis, je ne peux m’empêcher de dire ceci a mon peuple: j’ai recu une note hier de l’administratrice qui m’avait invité, un email que j’ai posté sans commentaire sur ma page, apres avoir annulé mon train, et demandé à toute la communaute qui voulait m’accompagner de rester à la maison.

Il s’est réjoui que l’audition ne soit pas annulée mais reportée plutôt. IL devrait participer à l’oral avec d’autres panélistes M. Adotei Akwei, directeur adjoint pour le plaidoyer et les relations gouvernementales, Amnesty International USA, M. Jon Temin, Directeur Afrique, Freedom House
Mr. E.J. Hogendoorn, Directeur adjoint du programme Afrique, International Crisis Group et le Modérateur Alexis Arieff, spécialiste des affaires africaines, Service de recherche du Congrès.

L’espoir demeure, à l’en croire parce que “le briefing n’est donc pas annulé, et c’est bien, c’est excellent. Cela m’aurait peiné, car notre peuple anglophone a urgemment besoin d’etre écouté, d’etre entendu, d’etre suivi, et il est venu vraiment de tous les cotes vers moi, des trois continents, et oui, du pays aussi, je préfere ne pas dire les noms, mais même mon texte a été, relu, corrige, ajouté, recomposé par toutes les tendances de sa voix, de tous les côtés, voilà d’ailleurs pourquoi je ne l’aurais pas signé.

Trois jours de travail de fourmi, tricontinental, pour un briefing qui ne nous a donné que cinq jours de preparation en réalite, car j’ai lu et répondu a l’invitation à mon retour d’Afrique du sud ce dimanche. La precipitation n’est pas maîtresse de sagesse, et je peux souffler pour quelques temps que, je crois vous savez que je merite aussi. Il demeure, c’est partie remise. Reporté, pas annulé. Espoir,” déclare-t-il confiant.

Voici la note de human rights commission des USA

REPORTÉ – Droits de l’homme au Cameroun
Date: Jeudi 7 juin 2018 – 9h30
Lieu: 2255 Rayburn House Office Building

CE BRIEFING A ÉTÉ REPORTÉ

Veuillez vous joindre à la Commission des droits de l’homme de Tom Lantos pour une séance d’information sur la situation des droits de l’homme au Cameroun.

Le Cameroun est gouverné par le président Paul Biya et son mouvement démocratique populaire camerounais depuis 1982. Bien que Biya ait cultivé une réputation de gouvernement stable, quoique semi-autoritaire, les tensions dans les provinces anglophones et la lutte continue contre Boko Haram dans le Grand Nord ont conduit à une détérioration de la situation des droits de l’homme dans le pays. Biya sera réélu pour un autre mandat de sept ans en 2018, après avoir supprimé les limites de mandats présidentiels en 2008.

La minorité anglophone du Cameroun représente entre 13 et 25% de la population et vit principalement dans la partie occidentale du pays. Les tensions avec le gouvernement central dirigé par les francophones ont augmenté depuis la fin de 2016, lorsque le gouvernement a réprimé un mouvement de protestation anglophone. L’année dernière, la situation a dégénéré lorsqu’une faction anglophone a symboliquement déclaré la sécession de la région et que certains groupes anglophones ont pris les armes. Tout en accordant des concessions mineures, le gouvernement a arrêté des dizaines de militants et déployé des militaires pour calmer les troubles. Selon les Nations Unies, environ 21 000 réfugiés ont fui vers le Nigeria voisin au cours de l’année écoulée.

Depuis 2014, Boko Haram aurait tué près de 1 000 civils dans l’extrême nord du pays. Les attaques brutales et souvent aveugles du groupe armé comprennent des attentats suicides, l’enlèvement de femmes et de jeunes filles, ainsi que le pillage généralisé et la destruction de biens. Le Cameroun a joué un rôle clé dans les efforts régionaux pour contrer Boko Haram. Cependant, les forces de sécurité camerounaises auraient également commis de graves violations des droits de l’homme dans le nord du pays, notamment des disparitions forcées et des actes de torture, entraînant parfois des morts en détention. La recherche de l’ONU a constaté que de tels abus peuvent miner l’efficacité des efforts antiterroristes et accroître la radicalisation locale.

Les panélistes discuteront de la crise accrue dans la société diversifiée du Cameroun, et proposeront des recommandations politiques pour améliorer le respect des droits de l’homme et atténuer les défis politiques et sécuritaires du pays.

Hébergé par:
James P. McGovern, M.C.
Coprésident, TLHRCRandy Hultgren, M.C.
Coprésident, TLHRC
Participants
Panélistes
M. Adotei Akwei, directeur adjoint pour le plaidoyer et les relations gouvernementales, Amnesty International USA
M. Jon Temin, Directeur Afrique, Freedom House
Mr. E.J. Hogendoorn, Directeur adjoint du programme Afrique, International Crisis Group
Dr. Patrice Nganang, écrivain et professeur, Université de Stony Brook
Modérateur
Alexis Arieff, spécialiste des affaires africaines, Service de recherche du Congrès
Remarques d’ouverture
Rep. James P. McGovern, Coprésident, TLHRC
Jamie Raskin, membre, TLHRC

cameroonweb.com

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