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Mystères: Paul Biya vit-il avec des serpents dans la poche?

En 2011, la journaliste française Fanny Pigeaud a publié “Au Cameroun de Paul Biya” (éd. Karthala), un livre à charge contre le régime de Paul Biya. Le livre de l’ancienne correspondante de l’AFP et du quotidien Libération avait suscité un vif débat dans les colonnes de la presse locale et étrangère.

Qu’en est-il vraiment? Quelles sont les révélations et les informations de première main révélées par cette journaliste? CameroonWeb vous propose un extrait sur la personnalité de Paul Biya et les mystères qui entourent son règne de 35 ans.

Morceau choisi: 

Qui est vraiment Biya, surnommé parfois le ‘sphinx’?

Quels sont les sentiments et les valeurs qui l’animent? Personne ne semble avoir les réponses à ces questions. Seules quelques bribes s’échappent du palais d’Étoudi, via ses collaborateurs : le président aime, dit-on, la musique classique et les chants grégoriens, le golf et le songo, un jeu de stratégie. On raconte aussi qu’il est féru d’ésotérisme et souvent entouré de magiciens. “Qui vivra verra”, a-t-il l’habitude de dire, rapporte un de ses anciens ministres.

“On peut très bien vivre avec un serpent dans sa poche”, glisse-t-il aussi parfois devant un de ses conseillers, en allusion aux nombreux ennemis qui l’entourent. Biya est-il victime de ses collaborateurs, qui, comme certains l’affirment, lui donnent de fausses informations pour mieux mener leurs affaires et trafics divers ou pour ne pas fâcher le Prince?

À moins que, comme l’affirme un diplomate occidental, le président sache “tout. Et s’il ne sait pas, c’est qu’il ne veut pas savoir, ce qui revient au même. Car sa gestion distanciée et lointaine ne l’empêche pas d’être renseigné sur tout”. Avait-il vraiment à ses débuts le projet de démocratiser le Cameroun ou son discours d’ouverture n’était-il conçu que pour plaire à ses concitoyens et ainsi mieux évincer son prédécesseur?

Biya s’est-il retrouvé piégé par des lobbies entourant le pouvoir et empêché de réaliser ce qu’il avait imaginé? Est-ce l’épisode du putsch raté de 1984 qui l’a tétanisé? Ou bien a-t-il pris peu à peu goût au pouvoir? La réponse est sans doute dans la définition qu’il donne de lui-même : Biya est un “brouilleur de cartes”. Mais fin stratège, maître dans “l’art de gérer l’immobile”, il paraît surtout jaloux de son pouvoir, quasi absolu, qu’il ne semble jamais avoir eu l’intention d’abandonner.

Source: Camerounweb.com

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