Les vendeuses de piment ont du mal à trouver des clients

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Depuis le début des vacances scolaires, les professionnelles du sexe ont des difficultés à trouver des clients, du fait de la présence des jeunes parties de plusieurs localités du Cameroun.

S´il y a des zones où le commerce du sexe prolifère, le carrefour Nelson Mandela, plus connu sous l’appellation Elf axe lourd, compte parmi les plus prisés. Ici, ce n’est pas le demandeur qui va à la recherche du produit. La seule négociation qui tient consiste à vous entendre avec la dulcinée que vous avez choisie. Et le temps à passer avec elle tient compte du montant que vous avez déboursé. Ne pensez pas que vous la duper en lui faisant une fausse promesse. Erreur. Mal vous en prendra, à moins que vous ayez choisi, avec son consentement, de quitter la zone. Ce qui n’est pas d’ailleurs facile, tant il est qu’elles sont immunisées, comme cela se dit au carrefour Nelson Mandela, contre les bandits du sexe.

Elles sont un concierge auprès duquel l’argent est versé avant l’entrée dans la chambre. En clair, le concierge a un montant préalablement arrêté avec la prostituée qu’il prélève sur ce que le client remet à sa compagne. C’est au moment de partir que la prostituée fait les comptes avec le concierge sur la base de son carnet, comme il en est pour toutes les autres, déposées à l’entrée des chambres. Dès lors, il n’est pas possible que dans la chambre vous pouvez la dépouiller de quelque bien.

Au carrefour Nelson Mandela, on rencontre les prostituées de tous les âges. Généralement, ce sont des femmes âgées entre 20 ans et plus qui mettent en valeur leur beauté, quand bien même dans beaucoup de cas il ne peut s’agir que de « mauvais cacao dans de bons sacs. Seulement, quand vient le temps des vacances, les femmes un peu plus âgées n’ont plus la facilité de trouver la bonne clientèle. Selon une enquête menée par Génération Libre, les élèves envahissent la zone et présentent un attrait plus confortable que le leur. Excusez du peu.

Il n’est pas rare de voire une jeune fille exposer sa poitrine nue au client pour l’amener à comprendre la nécessité de choisir « le frais » et non « le rassis », comme elles le disent généralement. Interrogées sur les motivations de leur activité, les jeunes élèves présentent la précarité dans laquelle elles vivent avec leurs familles. « Je suis fille aînée d’une fratrie de quatre. Mon papa ne travaille pas. Maman se débrouille avec une caisse en bordure de route. Même en temps de classe, je viens ici me chercher afin d’aider ma famille », confie M T, âgée de 18 ans et élève en classe de 3ème dans un collège privé de Douala. « C’est ici que je prépare ma rentrée scolaire et même celle de mes cadets », poursuit la jeune fille. Voilà une situation préoccupante sur la quelle les départements ministériels spécialisés dans l’encadrement des femmes et des jeunes filles devraient se pencher.

Malheureusement, au lieu de le faire, l’attention est focalisée sur des activités de réjouissance ou du paraitre pour certains des ministres concernés et leurs proches collaborateurs. On attend peut-être le jour où le Cameroun gagnera le trophée du pays de la plus prospérité de la prostitution pour commencer à poser des diagnostics qui sont généralement des occasions de gain pour certains hauts cadres de l’administration à travers des jetons de présence. E attendant, nos sœurs et filles peuvent se débrouiller comme elles peuvent, au risque des maladies et autres incongruités sociales.

Source: http://www.camerounlink.com

 

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