L’activiste Bernard Njongang publie une liste des proviseurs corrompus

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L’ancien président de l’Acdic et son équipe affirment avoir mené une enquête de quatre jours dans 34 établissements de la ville de Yaoundé et ses environs.

Bernard Njongang a dévoilé, le 4 septembre dernier, jour de rentrée scolaire, un classement des proviseurs de lycées les plus corrompus de la ville de Yaoundé et ses environs. Selon cet activiste et homme politique, il s’agit du résultat d’une enquête de quatre jours menée par une équipe de l’Association camerounaise pour la défense des intérêts communs (Acdic), auprès de 34 établissements de la zone concernée. L’enquête a été initiée à la suite des « nombreuses dénonciations » de parents d’élèves auprès de cette association.

Dans le résumé du documunt publié sur les réseaux sociaux, l’on apprend qu’il faut débourser entre 50.000 et 150.000 francs CFA pour obtenir une place dans certains établissements de la capitale politique du Cameroun. Les classes de 6e et de 2e sont les plus sollicitées par les parents, et ce sont celles où le monnayage est le plus élevé, d’après l’enquête de l’Acdic. On note également que pour le recrutement d’élèves dans les établissements de l’enseignement technique, les enchères sont plus élevées.

En tête du classement, Bernard Njongang et son équipe concluent que les lycées de Nkolmesseng et d’Essos sont les plus corrompus pour l’entrée en classe de 6e. D’après eux, il faut monnayer 150.000 francs Cfa par élève. On retrouve également dans cette liste, le lycée de Minkan, le lycée bilingue d’Anguissa, le lycée d’Odza, les lycées de Nkolodom, de Nyom, d’Emana, les lycées de Ngoa Ekelle et de Nsam Efoulan, et enfin les lycées bilingues de Mimboman et de Nkol Eton.

Pour l’entrée en classe de Seconde, le lycée technique de Nkolbisson est cité comme étant le plus corrompu de la ville, suivi des lycées de Mballa II, Elig-Esonno, Etoug-Ebe, Tsinga, Nsam Efoulan, Ekorezock, entre autres.

Le président du Crac affirme qu’une copie du rapport sera déposée auprès des ministères compétents, afin que des mesures soient prises pour éradiquer ce fléau. En rappel, le ministre des Enseignements secondaires, Ernest Ngalle Bibehe, avait mis en garde les responsables d’établissements scolaires contre le monnayage des places au cours de cette rentrée scolaire, et avait promis que de sévères sanctions seraient appliquées contre tous ceux qui se rendraient coupables de telles pratiques.

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