Kribi: des ‘morguiers’ accusés d’avoir volé des organes d’un cadavre

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Dans une plainte adressée au procureur de la République près des tribunaux de Kribi, la famille de Mfoula Oscar Seth décédé des suites de maladies le 15 avril dernier, accuse les croque-morts de l’hôpital de district de Kribi de mutilation de corps. A en croire les proches du défunt, la dépouille du défunt aurait été charcuté et des organes enlevés, peut-on lire dans le quotidien Le Messager du vendredi 26 mai 2017.

En effet, au moment de la levée de corps du défunt, la famille de ce dernier constate que les croque-morts ont habillé le corps, sans le laver. Et c’est le jour de l’enterrement que la famille découvre le pot aux roses. « Ce n’est qu’à ce moment-là que nous constatons que le défunt portait une grande cicatrice au niveau de la mâchoire inférieure. Par curiosité, en se penchant pour mieux voir, nous remarquons qu’il y’ a une ouverture des deux côtés de la gorge et une autre du bas-côté droit de son ventre », écrit la famille au procureur.

Un proche du défunt va alors déshabiller le corps et constater des tâches de sang sur la chemise, des points de suture sur le cou, le ventre. « Et quand on touchait ces endroits, on sentait un bruit vide remplacé comme du carton », raconte-t-il.

Une fois mis au courant de cette histoire, le procureur de la République confie l’affaire à la brigade de gendarmerie de Kribi et depuis lors, l’affaire lambine, indique le quotidien. Et pour cause, aucune audition n’a encore été entamée par le commandant de brigade, malgré de multiples relances du procureur.

A Kribi, on parle déjà d’un vaste réseau de trafics d’organes humains à l’hôpital de district de Kribi et un doigt accusateur est pointé sur le directeur de cet établissement. Le Dr Tsagadigui Jean-Gustave, aurait déjà été impliqué dans une affaire semblable alors qu’il exerçait encore à l’hôpital Laquintinie de Douala. Il est également accusé d’avoir limogé l’ancien morguier en chef et recruté trois autres, apparemment venus de Douala ceci sans l’aval du Conseil de gestion de l’hôpital. En attendant, la famille menace de descendre dans la rue, si la lumière n’est pas faite sur cette affaire et les responsabilités établies.

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