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Incarcération d’Ayuk Tabe et cie: le milliardaire Georges Soros très en colère

Cela fait quatre mois jour pour jour que le gouvernement par la voie d’Issa Tchiroma a annoncé l’extradition d’Ayuk Tabe et 46 autres «Ambazoniens» du Nigeria où ils seraient arrêtés le 5 janvier dernier.

Depuis, silence radio. Aucun mot de la part du pouvoir de Paul Biya sur l’endroit où les anglophones qui réclament l’indépendance de leur zone seraient détenus. Le 09 avril dernier, le ministre Tchiroma a déclaré qu’ils sont bien nourris et bien suivis. Mais cela ne suffit pas pour le milliardaire américain Georges Soros, jugé « grand défenseur des peuples démunis ».

À travers sa fondation Open Society, il a relevé que des centaines de civils ont été tués; beaucoup d’autres ont été torturés, ont disparu ou ont été placés en détention par les forces loyales à Paul Biya.

Par ailleurs, il s’insurge contre l’extradition et l’incarcération « abusives » d’Ayuk Tabe et ses collaborateurs qui constituent une violation des droits de l’homme. Le Nigeria et le Cameroun ont agi dans l’illégalité, à l’en croire d’autant plus que « le Nigeria les a effectivement rendus apatrides, en violation du droit international relatif aux réfugiés et aux droits de l’homme et le Cameroun ».

« La Convention de 1951 relative au statut des réfugiés, à laquelle le Nigéria est parti, interdit le retour forcé – ou le «refoulement» – d’un réfugié, de quelque manière que ce soit, aux frontières des territoires où sa vie ou sa liberté serait menacée. Compte tenu de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un groupe social particulier ou de son opinion politique, » le Cameroun aussi a enfreint à cette loi en demandant leur extradition.

A cet effet, l’Open Society de Georges Soros tient pour responsable le Cameroun de nombreuses violations des droits de l’homme commises au cours de la crise anglophone, y compris la disparition forcée des 47 personnes renvoyées par le Nigéria, ainsi que la façon toujours aussi lourde dont les opérations de sécurité les régions anglophones sont menées.

Il appelle des institutions régionales des droits de l’homme de l’Union africaine, ainsi que des Hauts-Commissaires des Nations Unies aux droits de l’homme et aux réfugiés à vérifier le lieu et la sécurité de Ayuk Tabe et 46 autres et de leur garantir l’accès à la réparation.

Georges Soros interpelle les organes de l’ONU à réaffirmer l’inviolabilité du principe de non-refoulement et exiger du Nigéria avec des garanties vérifiables qu’il soit prêt à respecter ce principe international vital.

Source: camerounweb.com

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