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Homosexualité à Kondengui: confidences affreuses sur le viol des gardiens de prison

Centre de correction ou de dénaturation de l’homme ? Recrudescence des viols et prostitution homosexuels, Trafic de la drogue, Traitements des plus inhumains…..

Dave Livingstone (prête-nom) est un Camerounais, la trentaine sonnée qui a passé près d’une année dans les antres de la Prison Centrale de Yaoundé. Son séjour dans ce pénitencier, lui a permis de toucher du doigt, les dures réalités du milieu carcéral qu’il qualifie de ses propres mots de/d’« impasse, gouffre de silence, tiroir de l’oubli, synonyme de l’enfer(…) » quelques temps après sa libération et suite à une profonde méditation, il a décidé de dénoncer tous ces manquements vécus.

L’Entretien qu’il nous accorde, est un cri de détresse à l’endroit des âmes sensibles. Il souhaite que sa présente sortie serve de rappelle du sort de nos semblables sans soutien, sans force et sans béquilles qui incapables de dire NON à l’imposture et à l’injustice, acceptent impuissants leur sort qui chaque jour, les rapproche de l’abîme.

PSYDH : Qu’est-ce qui motive votre hargne de parler ?

DAVE LIVINGSTONE : je suis témoin des choses pas bonnes. A garder longtemps silence, j’ai l’impression de pactiser avec les anges du mal qui écument notre société. Pour cela, il faut parler. Il faut avertir, il faut prévenir.

« Des choses pas bonnes » vous dites ; à quoi faites-vous allusion ?

A toutes sortes de saleté auxquelles l’intelligence de l’homme peut l’encourager à accéder. Mon séjour à Kondengui m’a permis de vivre en direct les viols homosexuels. J’ai longtemps observé comment certains geôliers s’enrichissent de manière illicite et qui de nuit, jouent le rôle de passeurs entre jeunes détenus prostitués au masculin, qui vont se faire enculer par leurs partenaires de même sexe et généralement plus nantis….

J’ai également assisté impuissant aux activités érigées en règle et qui contredisent la loi publiée à grande pompe. J’ai vu jusqu’à quel point, la faiblesse de la chair peut conduire une ministre de culte, à franchir les limites inavouées. Vraiment inavouées !!!

Parlons-en plus succinctement

Sur instructions de certains GASPARS (gardiens de prison), un jeune garçon choisi en fonction des critères qui m’échappent, est conduit dans une pièce vide et jeté entre les mains d’un NKASSA (pseudo des grands bandits en détention) qui de force le déshabille (malgré les cris de l’enfant qui demande en vain secours) et le perfore le derrière. Des scènes de ce genre se vivent presqu’au quotidien. Et la contrepartie ?

C’est le gardien de prison qui en tire les dividendes quand on sait que les NKASSA sont généralement des gars financièrement lourds. En dehors de ces cas couverts de toutes formes de violences, j’ai vécu une forme de prostitution masculino-homosexuelle. Ici c’est toujours un gardien de prison qui s’interpose entre les deux partenaires. Dans la nuit, l’un change de camp et rejoint l’autre dans sa pièce et le tour est joué.

Devrait-on donc conclure du moins à ce niveau que les gardiens de prison sont des proxénètes ?

Quelques-uns, mais pas tous.

Vous parliez là de l’homosexualité, quoi d’autre peut-on retenir de votre expérience carcérale ?

Des GASPARS excellent aussi dans le trafic des drogues et autres stupéfiants. Le ZAPARO code du Tramol et le CAILLOU mot de passe du Chanvre Indien, sont des denrées les plus vendues dans ce milieu. De nombreux GASPARS y ont fait fortune.

Ce qui est plus choquant est la mauvaise manière qui consiste pour les NKASSA à imposer la consommation de ces drogues à leurs victimes à qui ils enseignent de fausses vertus de ces stupéfiants. Du pouvoir de l’invisibilité à l’ascendance spirituelle sur le staff pénitencier et l’appareil judiciaire. Suivez mon regard !!! Si cela était vrai, que feraient-ils en prison ?

Comment est structuré ce réseau de trafic de stupéfiants ?

Deux geôliers animent ce réseau. Je ne peux les nommer, aux risques de provoquer d’autres problèmes. J’avoue néanmoins que si le Régisseur n’est pas au courant, rien ne l’empêcherait de démasquer ces deux oiseaux de mauvais augure. Des connexions intérieures comparables aux comptoirs leur servent de distribution intensive et massive du chanvre.

Ce marché juteux suce à travers ses racines, sueur, pleurs et douleur etc. des prisonniers contre lesquels ils infligent en permanence d’atroces séances de tortures. Demandez-moi pourquoi ? La réponse est simple. Dès qu’un prisonnier tente d’installer un réseau parallèle de distribution du ZAPARO et/ou du CAILLOU, il paye cher son courage. Au menu : pillage de ses biens, il est enchaîné, copieusement bastonné puis jeté en cellule disciplinaire. Il n’en sort qu’après avoir versé beaucoup d’argent.

De manière globale, que diriez-vous si l’on vous demandait de présenter en quelques mots, un rapport relatif aux droits de l’homme ?

Aucun droit humain n’y est respecté. La Prison de Kondengui est l’antichambre du royaume des morts.

Avez-vous des suggestions à faire ?

Que font les enfants dans les locaux des adultes ? Comment expliquer que la drogue se vende à l’intérieur de la prison ? Il y a problème de qualité en termes du personnel pénitencier. Il faut dans Ces milieux, des gardiens de prison prédestinés à ce travail. Il y faut des humanitaires et non des fonctionnaires comme c’est le cas de nos jours.

Source: psydh.com

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