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Grégoire Owona est un homosexuel -Amougou Belinga [RETRO]

L’affaire remonte en 2006 lorsque Amougou Belinga, le PDG du groupe Anecdote a cité sur la liste des homosexuels Grégoire Owona. Il s’en est suivi un long procès qui a conduit à sa condamnation à 04 mois d’emprisonnement , une amende d’un million de F CFA, et le payement d’un franc symbolique à Grégoire Owona comme dommages intérêts.

Bien avant la dernière sentence, Grégoire Owona a ,dans un communiqué rendu publique le 6 février 2006 nié son homosexualité.

Réaction de Monsieur le Ministre du Travail et de la Sécurité sociale ; Secrétaire Général Adjoint du Comité Central du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC), Parti au pouvoir.

Droit de réponse sans excuses

Il m’est revenu, par diverses sources, que mon nom avait été cité dans plus d’une publication de la place, comme faisant partie de la caste des homosexuels connus ou reconnus au Cameroun. Ayant moi-même vérifié que cette « information » avait été livrée par lesdits organes de presse, j’ai engagé une action en deux temps : d’abord, j’ai demandé, de la part des journaux concernés, qu’un droit de réponse sous forme de démenti soit publié, pour faire partager mon indignation et expliquer que je ne suis ni de près ni de loin mêlé aux pratiques homosexuelles ou assimilées que je condamne par ailleurs.

Cela a été fait. Mais, je n’ai cependant pas reçu, comme cela avait tout aussi été demandé, les excuses qui m’étaient dues, pour cette erreur grossière.

Procès pour l’honneur et la dignité : la ligne rouge a été franchie

Dès lors, et comme promis le cas échéant, j’ai ensuite enclenché la deuxième partie de mon action, en permettant notamment à mes avocats de diligenter une plainte contre ces journaux pour « diffamation et autres », histoire de me voir rétabli dans mon honneur et ma dignité, passablement malmenés par ces allégations mensongères, infamantes et diffamatoires.

Je suis aussi amené à le faire pour ma descendance qui pourrait, comme vous le savez, subir les affres d’une telle affaire pendant plusieurs générations, si rien n’était fait. Voilà ce que je peux dire au plan personnel. Il ne me semble cependant pas inutile de rappeler enfin à ce niveau, qu’en plus de vingt ans de vie politique, j’ai plusieurs fois été diffamé et calomnié.

Mais je crois que sur ce coup, la ligne rouge a été franchie. Les silences non coupables, « droit de réponse », simples explications a posteriori auxquels j’ai eu recours jusque-là, me semblent cette fois insuffisants pour mettre un terme à la polémique ainsi créée. La justice devra donc nous départager.

Que la justice joue son rôle

De manière plus générale, mes convictions républicaines m’imposent, maintenant que la justice est saisie du dossier, d’attendre qu’elle dise le droit et qu’elle tranche. Mais, s’il était avéré, comme semble l’accréditer la presse elle-même, qu’elle avait été victime de quelque sordide manipulation, je pense qu’il y aurait de quoi craindre pour l’avenir de la démocratie dans notre pays.

Il y aurait, plus simplement, quelques soucis à se faire pour l’avenir du Cameroun. Je n’en dirai pas plus pour le moment, laissant le soin à la justice de jouer son rôle d’arbitre en toute sérénité.

C’est un rôle qui sera d’autant plus important que le contexte actuel, fait de toutes sortes d’effervescences, aura plus que jamais besoin de régulation et d’arbitrage. Pour éviter les débordements et endiguer la dérive.

Foi et confiance en la presse

En un mot comme en mille, pour rendre justice. Parce qu’il ne faut pas oublier, pour revenir au cas présent, que nous avons, malgré tout, besoin d’une presse libre, forte, indépendante et responsable tout à la fois, pour accompagner les acquis de la liberté et de la démocratie au sein de la société camerounaise d’aujourd’hui.

C’est pour cela que je voudrais réaffirmer, nonobstant ce fâcheux dérapage, que ma foi et ma confiance en la presse restent intactes : je la crois toujours à même de jouer son rôle de pilier important de la démocratie, tout comme je reste persuadé qu’aujourd’hui plus qu’hier, le rôle républicain et social de la justice sera fondamental dans le développement harmonieux de notre pays.

Source: camerounweb.com/Bonaberi.com

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