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Financement de l’opposition: les USA très en colère contre 3 journaux

Certains journaux de la place ont dans leurs colonnes annoncé que les USA avaient financé trois principaux candidats de l’opposition à savoir Akere Muna, Maurice Kamto et Joshua Osih pour la présidentielle de 2018. Ils ont certains ont annoncé qu’une guerre avait éclatée entre ces trois leaders pour le partage du butin. Suite à ces publications relayées sur les réseaux sociaux occasionnant des débats houleux, l’Ambassade des Etats-Unis au Cameroun a décidé de réagir en indexant directement les médias auteur de cette information.

Ci-dessous la mise au point des USA :

Au regard de fausses informations publiées dans un article de votre journal sur les allégations de financement des campagnes politiques des partis de l’opposition camerounaise par les États-Unis, votre journaliste n’a pas pris attache avec le porte-parole de l’ambassade des États-Unis pour avis avant votre publication. Le gouvernement des États-Unis n’a pas contribué et n’a pas l’intention d’octroyer une quelconque contribution financière à un ou plusieurs partis politiques, qu’ils soient au pouvoir ou dans l’opposition.

Dans le cadre de leur action diplomatique, les officiels du gouvernement des États-Unis rencontrent régulièrement un large éventail d’acteurs de tous les pays hôtes, y compris les hautes personnalités et autres officiels gouvernementaux, les dirigeants et membres des partis d’opposition, les acteurs des média, les chefs religieux et les membres de la société civile.

Les États-Unis n’ont de préférence pour aucun candidat ni pour aucun parti. Notre position est claire, il appartient au peuple camerounais de décider sur son dirigeant et pour que cette volonté du peuple s’exprime, les élections doivent être libres, justes et crédibles.

L’ambassade des États-Unis aimerait mettre en exergue le fait que votre journaliste n’a pas contacté le Service des relations publiques, qui, comme dans toute mission diplomatique étrangère, reçoit toutes les questions de la presse et y répond de façon prompte et appropriée. Si votre journaliste avait suivi la pratique déontologique en matière journalistique en contactant la source avant la publication d’un article, le porte-parole lui aurait certainement informé que l’information que vous aviez l’intention de publier, et que vous avez finalement publiée, était complètement fausse.

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