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Deux tombes pour un mort à Yaoundé

La dépouille de Rémy Tsanga Tsanga était au centre d’une violente dispute entre son père et sa mère vendredi dernier à Yaoundé.

L’élève gendarme Rémy Tsanga Tsanga repose depuis samedi dernier à Evodoula, village de son géniteur. La dépouille de l’élève-gendarme décédé le 7 mars 2017 en formation y a eu droit aux honneurs militaires, après qu’elle ait été au centre d’une rixe vendredi à la morgue de la garnison militaire d’Ekounou à Yaoundé.

Ce jour-là, alors qu’un détachement du ministère de la Défense vient à peine de descendre un cercueil d’un camion militaire, deux camps opposés se ruent droit aux portes de la chambre froide où se trouve encore la dépouille du jeune pandore. D’un côté, la mère du disparu et les siens voulant à tout prix récupérer «leur dépouille». Ils accusent le géniteur d’avoir abandonné celui que l’on appelait affectueusement «Passy» depuis son enfance et de n’avoir rien fait pour son éducation.

«Il réapparait au moment d’aller récupérer l’argent», entend-on. Pour eux, le corps revient de plein droit à la maman qui a tout fait seule pour cet enfant et le disparu doit pour cela être inhumé au village Ekalan Minkoul par Sa’a, où une tombe a déjà été construite pour accueillir sa dépouille.

De l’autre, la famille du père de Rémy Tsanga Tsanga. Moins bavarde et discrète par moments, elle dit ne s’en tenir qu’à la loi qui lui donne le droit de récupérer la dépouille de son fils. Ici, on dit aussi avoir préparé le deuil au village à Evodoula, où une tombe est aussi prête pour accueillir le corps du défunt.

Et c’est finalement elle qui finira par obtenir gain de cause. Puisqu’une fois le cercueil du jeune pandore sorti de la morgue et couvert du drapeau tricolore étoilé, il est conduit par ses frères d’armes dans le camion des forces de défense. Direction, Evodoula.

Source: camer.be

 

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