Déclaration de l’assassin des gendarmes de Kousseri

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Voici la déclaration du gendarme qui a tué par balle trois confrères, dont une femme enceinte et une civile. Le journaliste Boris Bertolt qui publie la déclaration du meurtrier dit ne pouvoir authentifier les faits mais rassure que certains éléments concordent avec l’affaire. Ci-dessous l’intégralité du message.

Courant octobre 2016, j’étais souffrant et j’ai demandé une permission au capitaine co-escadron pour me rendre au CHU de Garoua pour faire des examens médicaux. Il m’a accordé 4 jours. A l’issue des examens, le médecin m’a demandé d’attendre 5 jours pour les résultats, vu le manque des moyens pour refaire le même trajet et revenir prendre les résultats j’ai rendu compte au capitaine de la situation mais n’a pas accepté hélas !

J’ai patienté 5 jours de plus à Garoua et au sixième jour j’ai pris les résultats et aussitôt j’ai pris la route pour rejoindre mon unité à Kousseri. Arrivée à l’unité le co-escadron avait déjà envoyé mon message à Yaoundé au motif de désertion en temps de guerre avec suspension de solde, et traduit au tribunal militaire.

Je suis resté calme mais il me fallait de l’argent pour me soigner ; j’ai proposé au co-escadron qu’il m’accorde une permission supplémentaire pour me rendre auprès de ma famille chose qu’il a totalement refusée.

Je me suis rendu auprès du colegion pour lui expliquer la situation. Il m’a donné 15 jours de permission .aussitôt j’ai voyagé et je suis revenu à l’issue de ma permission. Revenu l’unité le co-escadron à mal digéré le fait que j’ai rencontré le colegion, j’étais sans position à l’unité pendant plus d’un mois, pas de prise en compte dans les services de l’unité.

Au bout d’un mois, on m’a repris en compte à l’unité et le co-escadron m’a infligé 30 jours de garde et j’ai pris tranquillement la garde. Début mars 2017, j’ai raté le galon de gendarme à cause des sanctions qui pèsent sur mon do. Frustré, outré, menaces au quotidien, pressions psychologiques, désemparé je me suis rendu vendredi au bureau du co-escadron pour qu’il m’accorde une faveur pour le rétablissement de ma solde subitement il m’a chassé bruyamment de son bureau en sortant son pistolet.

Je suis sorti tranquillement et je me suis rendu au poste de garde, j’ai pris une arme ak47 +6 boîtes chargeurs. Je suis revenu dans le bureau du co-escadron, L’arme étant en mode rafale, j’ai tiré sur lui ; revenu au secrétariat, la secrétaire voulait fuir je lui arrosé de balles, j’ai aussi tiré par inadvertance sur mon camarade gendarme mais je lui ai dit ” ma classe excusé moi toi et moi on a aucun problème” derrière le bâtiment les 2 autres gendarmettes lessivaient en causant Avec la dame du foyer.

J’ai tiré sur cette dernière pendant ce temps les 2 gendarmes ont commencé à courir l’une à trébuché et est tombée en me suppliant je cite ” stp ne me tue pas je me marie en novembre ” je l’ai tuée de 6 balles. Sa collègue s’est réfugiée dans les locaux de la police voisine. Je me suis rendu là-bas et j’ai ordonné aux agents de la police de me livrer cette gendarmette mais ils ont refusé en disant ” ici ce n’est pas la gendarmerie vas l’attendre chez vous”. Tout à coup un commissaire et le commandant en second de la légion m’ont convaincu de laisser mon arme et de me rendre, J’ai tué les filles parce que j’étais frustré du fait que ce sont elles qui ont amplifié ce problème. Elles sont mes classes mais nem’ont pas appelé pour le dire qu’on a déjà envoyé mon message de désertion, et elles passent leur temps à raconter au co.escadron tout ce que je fais en ville».

Source: Cameroonweb.com

 

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