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Confidences d’un agent secrets sur les assassinats au Cameroun

Le texte ci-dessous serait une lettre ouverte d’un agent de la Direction générale de la recherche extérieure (DGRE) interpellant le chef de l’Etat Paul Biya sur les « assassinats » dont serait auteur les services de renseignements au Cameroun.
Ci-dessous l’intégralité de la lettre :

Monsieur le président,

C’est avec beaucoup de peine de l’esprit et du cœur que je vous écris cette 3eme lettre. Depuis la publication de mes deux premières lettres, notre institution la DGRE est en ébullition.

« Les morveux cherchent à se moucher » mais dans l’ensemble c’est le dos rond habituel qui est de mise.
Je sais que nos compatriotes attendent de moi des révélations sur des dossiers sensibles comme celles des assassinats du Hilton en 2006 (défénestration), MBARA GOULONGO GUERANDI et surtout une noble personnalité qui dit « être dans l’eau » etc. Mais chaque chose a son temps. Pour l’instant je veux d’abord que les voix des autres petits camerounais soient entendues. Ceux-là qui ont été tout simplement éliminés en marge de la justice. Ça ne doit pas rester impuni. Est-ce une trahison de dénoncer un crime ? Des crimes ? Je ne crois pas.

Parcourez par vous-même sans préjugées l’histoire de cet individu et donnez-moi une seule raison qui justifie son assassinat : BACHIR SALEH DUDU fils de SALEH DUDU (chef des Arabes Choa KAWALME installé à Maiduguri au Nigeria) commerçant 45 ans environ marié a deux femmes et père de 04 enfants, a été arrêté à l’auberge de la gare à N’Gaoundéré en Mai 2013 parce qu’il avait beaucoup d’argent sur lui et faisait des dépenses.

En réalité, il était en partance sur Douala pour acheter de la marchandise. Il a refusé de négocier sa libération contre de l’argent car se sachant innocent. Après un passage de quelques jours à la police de N’Gaoundéré, il a été transféré à la police de Yaoundé pour finalement chuté comme à l’accoutumé a la DGRE.

Il y est resté plusieurs années enchaînés pieds et mains liés permanemment torturé avant de rendre l’âme le 15 juin 2016. Où est son corps ? Où est son argent ? Que justice soit faite ! Sa grande famille c’est-à-dire les camerounais doivent connaître la vérité il faut déterminer les responsabilités de tout un chacun dans ces assassinats extra judiciaires. Les personnes comme BACHIR SALEH DUDU ne doivent plus être enterrées sans autopsies.

Monsieur le président,

Tout en espérant que cette troisième lettre créera en vous une onde de choc, je vous prie de bien vouloir diligenter une commission d’enquête indépendante sur les disparitions et assassinats de nos compatriotes à la DGRE. De peur que vous ne soyez l’instigateur.

Columnist: via page facebook Boris Bertolt

 

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