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Après les militaires, gendarmes et policiers, les préfets et sous-préfets visés

A en croire certaines informations, les sécessionnistes « ambazoniens » projettent de mettre en exécution leur projet macabre dès la semaine prochaine, dans les régions du Sud-Ouest et du Nord-Ouest.

La déclaration de guerre de Paul Biya aux terroristes « ambazoniens » jeudi dernier à sa descente d’avion en provenance d’Abidjan où il a pris part au 5ème Sommet EU- UA, n’est pas de nature à dissuader les Hommes d’Ayuk Tabe (président de l’Etat chimérique d’Ambazonie) dans leur goût très prononcé pour le sang. Loin de là. Les tueurs « ambazoniens » veulent marquer les esprits, terroriser, terrifier, semer émoi et désolation.

C’est ainsi qu’après plusieurs policiers, gendarmes et militaires qu’ils se sont offerts en quelques semaines seulement, une alerte donc Camer.be a eu écho, fait état de ce que dès la semaine prochaine, les terroristes anglophones se livreraient au massacre des préfets, sous-préfets, et s’il était possible à en croire nos sources, des gouverneurs officiant dans les deux régions de culture anglophone du Cameroun.

Tout en condamnant avec la plus grande fermeté les massacres des policiers, gendarmes et militaires camerounais par des séparatistes anglophones, il faut quand même dire que la Déclaration du président de la République de jeudi dernier à l’aéroport de Yaoundé-Nsimalen, maladroite et sans consistance comme toutes les autres ressortissant aux grands problèmes du Cameroun, radicalise davantage deux camps déjà radicaux : le régime de Yaoundé, et les sécessionnistes.

Le chef de l’Etat donne l’impression qu’une vie est plus importante qu’une autre. Que ce soit un militaire ou un sécessionniste qui meurt, cela vaut pareil : il s’agit tous de Camerounais qui tombent sous le coup d’une crise devenue tragique aujourd’hui par la théorie du Déni fort caractéristique des plus proches collaborateurs de Paul Biya, et autres politologues et analystes politiques alimentaires affidés.

Oui, et oui. Il faut le dire sans mode ni figure : le Cameroun est gravement en crise. Crise sociale, politique et sécuritaire. Que milliers de réfugiés camerounais depuis des mois au Nigeria ! Une deuxième année scolaire blanche et sèche consécutive dans les régions anglophones ! Pourquoi, Paul Biya s’est-il tu le 1er octobre 2017, lorsque la répression de l’armée a fait une centaine de morts dans les villes anglophones du Cameroun !? Non, Monsieur le Président, une vie perdue, est égale à une autre. Que le mort soit militaire, gendarme ou policier, vendeur d’arachides ou de tomates, il s’agit d’un Camerounais mort.

Il convient donc de résoudre la crise anglophone à laquelle même les politologues les plus zélés du Régime de Yaoundé comme Matthias Owona Nguini, Aboya Manassé Endong, ne peuvent plus se dérober. Attitude de déni, d’arrogance et de simplisme qui aggrave le chaos duquel le Cameroun se rapproche pourtant lentement mais sûrement, comme de ces choses les plus anodines qui ont souvent conduit aux pires tragédies du monde. Aussi, convient-il de discuter de la forme de l’Etat qui loin d’être une catéchèse ou un dogme pour ne pas être remis en cause, traduit plutôt les dynamiques des sociétés à un moment donné de leur histoire. Et il faut faire vite avant qu’il ne soit trop tard.

Source: camer.be

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