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Ambazonie: les grandes mesures de Biya après la réunion d’urgence à Mvoméka’a

Des mesures d’urgence ont été annoncées et les réalisations sont des plus concluantes.

DÉBUT JUIN, il court un bruit d’une plausible rencontre entre le président de la République et un comité restreint. Des proches du chef de l’État, sembla-t-il. Une rencontre qui devait donner naissance à quelques grandes réalisations qui viennent aider dans la quête affichée par le gouvernement de mettre sur pied des résolutions pragmatiques de la situation sécuritaire dans les deux régions anglophones. Il s’agissait pour le comité de trouver des issues pour la crise dans les régions du Sud-Ouest et du Nord-Ouest.

À la réunion, des résolutions fortes sont préconisées. Sauf qu’à l’instant, celles-ci apparaissent incompréhensibles. Il y est pourtant dit qu’une aide sera apportée (pas chiffrée) aux populations ; il ne sera plus permis aux forces de défense de se faire justice ou de filmer des arrestations ; toute exaction sera sévèrement punie, Julius Sissiku Ayuk Tabe devra demander aux populations de déposer les armes et de revenir sur la table des négociations ; possibilité de rencontrer le président autoproclamé de l’ « Ambazonie » et enfin, possibilité de libération de tous les prisonniers en vue d’un accord pour aller vers la paix.

Au lendemain de ce conclave, se dessine à l’horizon l’ombrage de quelques réalisations. Le fait devient alors plus concluant. Le président de la République Paul Biya décide d’un plan d’urgence humanitaire, d’une enveloppe de près de 13 milliards Fcfa qui doit servir à subventionner les familles pour aider à lutter contre le déficit alimentaire dans les zones dites anglophones.

Ce plan d’urgence avait d’ailleurs été dévoilé la semaine dernière par le Premier ministre, chef du gouvernement Philémon Yang, entouré de ses ministres, au regard plutôt discret de la presse, témoin de la première étape d’un processus de paix, qui survient de façon pragmatique.

Le président continue donc de dérouler son plan de paix point par point. C’est ainsi que depuis la semaine dernière, le président autoproclamé de l’ « Ambazonie », Julius Sissiku Ayuk Tabe, rencontre dores et déjà ses avocats dont le cabinet Akere Muna.

Ce qui laisse augurer de sa présentation imminente devant la justice pour un procès équitable, au terme duquel il sera loisible au chef de l’État de lui accorder une grâce présidentielle, après qu’il ait préalablement demandé à ses partenaires de déposer les armes. Ce qui ouvrira également la voie à un possible armistice de tous les détenus pour une paix durable. Comme quoi, le président Biya a résolument inscrit le Cameroun dans la voie de la paix et fixe les balises du dialogue tant revendiqué.

Source: camer.be

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